La Polynésie, « L’Ile Magique »

Je sens enfin la chaleur… Après 23h de vol, et mon collier de fleurs autour du cou, me voici en Polynésie française.

Après une nuit de repos bien méritée à Tahiti, il est l’heure de reprendre un petit avion pour 15min de vol direction Moorea.Arrivée sur cette île inconnue, j’aperçois déjà la beauté qu’elle dégage. La nature est présente de tous les côtés.Je me demande ce que je vais bien pouvoir faire sur l’île. A l’accueil on me propose tout d’abord d’aller découvrir les alentours grâce aux vélos disponibles : je me lance… Je m’amuse donc à pédaler le long de la route, et découvre les habitations de l’île et ses habitants, puis après 30 min de pédalage intensif, je décide de rentrer à l’hôtel, un peu déçue, n’ayant rien vu d’autre qu’une route, des petites maisons et de nombreux crabes de terre gambader partout.L’hôtesse m’explique que je suis partie du mauvais côté lors de mon escapade, en effet je me dirigeais vers l’aéroport, tandis que la beauté de l’île se trouve à l’opposé !

Avant de repartir à la découverte de Moorea, un petit plongeon dans le lagon va de soi.
Je prends mon courage à deux palmes, et saute du ponton… Le spectacle marin qui s’offre à moi est fascinant: l’eau cristalline me permet d’admirer les poissons multicolores me regardant d’un drôle d’air avant de prendre la fuite !  Je vois des énormes bénitiers d’un bleu royal agglutinés les uns aux autres, je me demande alors si je vais avoir la chance de trouver une perle quand j’aperçois une forme longiligne grise et tacheté de bleu… Une MURENE ! Je prends mes palmes à mon cou et je nage aussi vite qu’un dauphin pour rejoindre le ponton.

Suite à ce coup d’adrénaline, je pars pour une excursion 4×4. Lors du premier arrêt, je découvre la magnifique baie de Pao Pao « la capitale » de Moorea, dite la baie de Cook, en rapport avec l’explorateur qui l’aurait découverte.
Au deuxième arrêt, après une monté dans les hauteurs de l’île, je m’extasie devant un somptueux jardin tropical, rempli de senteurs et de couleurs : des fleurs de passion, des alamandas,  de la lavande rouge, des bougainvillées, des épines du christ, des papayers, des pamplemoussiers, des bananiers, des corossols, des goyaviers, etc… offrant une vue imprenable sur la baie et le reste de l’île.

De plus j’assiste à la « création » des gousses de vanilles dans la vanillerie. Avant de partir, je n’oublie pas de déguster les délicieuses confitures et d’acheter une bouteille d’élixir de Polynésie : Le monoï. Au fil de la journée, je visite un champ d’ananas, je découvre les vertus du tamanu ou encore du Noni – fruit qui bien que sentant le camembert  aurait des effets bénéfiques sur notre corps -, j’admire la vue époustouflante du belvédère, je me balade sur la plage de sable noir et apprend les légendes de l’île : comme par exemple celle de Paie et de sa lance magique, ou encore celle du lézard jaune.

Etant une grande fan de la cause animale, il est impossible pour moi de partir de l’île sans avoir vu les tortues de l’association «Te mana o te moana», et de rencontrer Tortilla, qui ayant un problème de flottaison doit  passer sa vie au centre. J’harcèle les soigneurs de questions et passe des heures à observer ces étonnantes créatures.
Je continue mon animal-mania, avec  la visqueuse mais amusante expérience de nourrir les raies et les requins. Sans l’ombre d’une crainte, je plonge dans l’eau turquoise à la rencontre de ces plates créatures, qui vues d’en dessous me sourient. Elles ne sont pas farouches et n’hésitent pas à me grimper dessus pour réclamer leur dû. Les requins à pointes noires quand à eux sont plus timides et plus peureux, et attendent que je leur lance la nourriture pour la déguster loin de moi.

C’est en repartant que je comprends pourquoi Moorea est surnommé l’île Magique.

By Oriane Chretien

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